#blacklivesmatter

J’efface et je ré-écris ses mots, je les tourne dans ma tête sans cesse depuis quelques jours. Alors cet article sera brut de décoffrage, il sera certainement maladroit et je suis vraiment désolée si je blesse quelqu’un, n’hésitez pas à me le signaler en commentaires que je puisse “faire le travail”.

Il y a 1 an et demi, je crois, une grande et nécessaire discussion sur le racisme a eu lieu dans notre communauté de crafteuse. Pour être honnête, c’est à ce moment-là que j’ai pris conscience de ma blanchitude et des privilèges qui lui sont associés. Ce n’est pas un travail sur soi facile à faire et je comprends que certains n’y arrivent pas. Pour autant, les racisés subissent bien pire au quotidien et ils ne peuvent pas se dire “ok, je pose ce livre pour prendre le temps de digérer ce que je viens de lire”. Non ils se le prennent en pleine tronche !

Je ne poste pas sur ce sujet sur les réseaux car je ne me sens pas légitime ou capable. Je suis un encours dont je m’aperçois petit à petit qu’il est rempli d’erreur. Alors je détricote et je retricote, seulement pour découvrir d’autres erreurs. Je lis, j’écoute et j’apprends. Je n’arrive pas à me positionner en “sachant” alors que je ne sais rien. Un autre aspect est que je ne suis pas une littéraire, j’ai des difficultés à poser clairement mes idées sur papier et à en discuter. J’ai besoin de temps.

Aujourd’hui, le meurtre d’un homme noir par des policiers blancs enflamment les États-Unis. Les évènements mettent en lumière la fracture de la société américaine. Néanmoins, n’oublions pas que cet acte non isolé rappelle des actes semblables chez nous en France. Le “pays des droits de l’homme”. Le pays qui a instauré le “code noir”. Chez nous aussi cette fracture existe, ne détournons pas le regard aussi malaisant que cela puisse être.

La formidable Gaye Glasspie, @ggmadeit sur Instagram, a lancé un appel pour que l’on “stand in the gap”. En faisant des recherche sur cette expression, j’ai découvert qu’elle vient de la Bible “se tenir sur la brèche”. Si j’ai tout bien compris (désolé, je ne suis pas trop portée sur la religion), nous avons tous des failles que nos ennemis peuvent utiliser contre nous. “Se tenir sur la brèche” signifie combler les failles d’un autre afin que ses ennemies ne puissent pas l’atteindre. Au niveau religieux, cela signifie aussi d’intercéder à la faveur de quelqu’un auprès de Dieu par la prière. Dans le contexte du racisme, cela signifie d’utiliser nos privilèges de blanc pour permettre aux minorités d’être entendues et de ne pas rester inactif face au racisme “ordinaire”.

Je vais terminer en disant que je ne suis pas parfaite, loin de là, je n’en suis qu’au début du chemin. Je suis néanmoins déterminée à avancer sur ce chemin et à ne plus le faire en silence et seule. Je ne sais pas encore quelle forme cela prendra, peut-être utiliser ma modeste plate-forme pour mettre en lumière. Je ne sais pas.

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